La refondation économique de Djibouti

On a souvent décrit Hassan Gouled comme quelqu’un d’opportuniste, totalement dépouvu de programme et dont la compréhension des mécanismes économiques étaient élémentaires. En fait Gouled avait dès 1958 un programme de politique économique mais il a omis de le réactualiser. Les buts que Gouled s’est alors fixé était alors la lutte contre la soif et la généralisation de la scolarisation primaire. Revenu au pouvoir Hassan Gouled entendait donc concrétiser ses projets.Entre 1977 et 1986 son régime apportera la priorité à la soit en construisant exactement 128 dont plus de 110 en pays afar si bien qu’aujourd’hui que sur n’importe quelle point du territoire l’on trouve à moins de 20 kilomètres d’un forage.
Vu la profondeur des nappes phréatiques d’où l’eau est pompée, le coûts moyens de chaque forage réprésente la moitié de l’investissement nécessaires à la construction d’un collège. Quelle fut l’utilité de ces forages? Importante dans la périphérie des agglomérations de Ali Sabieh, Djibouti et Dikhil et à peu près nulle ailleurs.Hassan Gouled lui même devait en faire le constat en déclarant plutard « des milliards ont été dépensé en pure perte ». Pourquoi parce que la politique de lutte contre la soif s’inscrit dans le cadre du dévéloppement rural or la population des zones rurales a un carractère non permanent (nomadisme) et son chiffre a été abitrairement grossi par les manipulations démographiques sous Ali Aref. Hassan Gouled a donc financé des dizaines de forages dans des désert quasi absolut!
La deuxième oeuvre de Hassan Gouled a eu un impact plus important sur la société djiboutienne, c’est la généralisation de l’enseignement primaire. Selon les estimaitions en 1986, c’est un enfant en âge d’être scolarisé sur deux qui était suivait effectivement scolarisé. C’est à la modeste et beaucoup. Modeste parce que les revenus par habitant de Djibouti lui permet de prétendre à de meilleurs scores sociaux. Mais c’est aussi beaucoup car sous Ali Aref c’est seulement un enfant sur 10 qui avait cette chance. Mais le plus garve dans cette histoire, c’est que le régime s’est réfusé à poursuivre son investissement dans le secondaire qui a été perçu comme n’étant pas prioritaire. Résultat les enfants sont scolarisés pour six ans seulement avant de se retrouver semi analphabètes à la Rue des Mouches.Au délà de ces deux créneaux décrits comme prioritaires mais le résultat n’est pas probant, le régime a cependant a enrégistré une assez belle performance qui lui a permis d’enterriner l’existence de notre pays.

D’abord le traffic se maintint en dépit de la guerre d’Ogadeen grâce au coup de pouce de Syad et mieux encore la réouverture du Canal de Suez en 1979. Le traffic qui était tombé à 750 000 tonnes en 1977 atteignit les 2 millions de tonnes à l’aube des années 1980.

De même, la place financière de Djibouti connût une reprise de son activité parallèlement à l’adoption d’un cadre économique libérale et mieux encore à la modernisation des infrastructures en télécommunications de Djibouti.

Enfin l’agriculture et la pêche connurent un modeste essor modéré essentiellement dû à l’action de l’UNFD pour le premier et à la fin du racket de la clique de Ali Aref. Cependant on doit ici noter la myopie du ministère de l’agriculture dont la contre performance n’a pas d’équivalent au niveau national et les milliards de francs dilapidés dans le cadre du projet du PK20.

A l’origine, il s’agissait de créer un projet pilote visant à démontrer la viabilité d’une céréaculture à Djibouti. Le problème c’est qu’il est de notoriété publique que les terres de Djibouti sont pour l’essentiel de l’argile férrugineuse ( Terra Rossa) donc impropre à l’irrigation. Par ailleurs Djibouti manque d’eau ( c’est pourquoi l’on creusait des forages précisement ) alors pour envisager un avenir de producteur céréalier, il fallait être à la fois parfaitement incompétent corrompu jusqu’à la moelle comme l’a été le responsable du projet Monsieur Ismael Guedi Hared d’après un authentique héros issa. Mieux encore d’après certaine information crédible le projet du PK20 a servi de couverture à l’importation de déchets toxiques ( des déchets médicaux radioactives et/ou contenant des métaux lourds) de la Belgique dont l’enfouissement est responsble de la dégradation de la santé des djiboutiens ( apparition de cancers inconnus jusque là ) au début des années 1990.

En terminant avec le survol du goulédisme triomphant des années 1980, j’analyserai la prochaine, la question de la citoyennété djiboutienne et la fallité du monolithisme poltique. 

1977-1987  » La décénnie Gulaysto Guleed: Gouled le victorieux »La stabilité introuvable du régimeDans notre essai méthologique, nous avons mis en lumière la relation qu’il y existait entre entre la sédentarisation des nomades et les crises poltiques à Djibouti. Nous avons aussi exploré comment Hassan Gouled s’était imposé comme le libérateur de Djibouti après réalisé une quasi unanimité chez les Somalis et rallié d’abord les arabes puis les afars.Nous avons également montré les motifs de la rupture avec Ahmed Dini qui aboutiront à la démission de l’homme d’Obock. Muni de la connaissance du passé, nous allons tenté de comprendre pourquoi Hassan Gouled s’est muré dans la sénélité poltique qu’on lui a connu à la fin des années 1980 et mettre en scène les contraintes qui sont à l’origine de l’adoption du clientélisme comme unique ressource de gouvernance.

La stabilisation de la situation politique en 1977, supposait le maintien d’un équilibre politique et démographique entre Afar et Issa mais aussi entre clans Somalis
( confère la sourde opposition du club Arrey à Hassan Gouled). Or cet équilibre vole en éclat dès le mois de Juin 1977 lorsque la guerre d’Ogadeen provoque un exode sans précédent des Somalis d’Ethiopie: Issas, Gadaboursi, Darod du plateau du Harrar, Sheikh Ash. Le nombre de réfugié pris en charge par les organisations internationales dépasséra bientôt 55 000 personnes soit plus du sixième de la population de Djibouti. A court terme, cet exode ne provoque selon la loi que nous avons déjà annoncé aucun rejet manifeste. Bien au contraire les habitants de Djibouti et les habitants des districts de l’intérieur rivalise de générosité pour venir en aide à leurs frères éprouvés par le fléau de la guerre.

Mais comme, je l’ai déjà dit l’histoire de Djibouti est perpétuelle recommencement et bientôt des entrepreneurs surgissent et etnte d’intrusmentaliser la misère et le désaroi de ces populations afin d’en tirer un bénéfice politique. Dès l’afflux Idriss Omar Guelleh manifesta une générosité intéréssée en proposant à Hassan Gouled d’établir les camps de réfugiés là il yavait de l’eau c’est à dire au Nord du pays. Ce que Idriss Omar entrevoyait c’était la nécéssité de maîtriser cette rebellion en ébullition permanente depuis que Ali Aref, le pétit, y a mis le feu, en implantant une armée en guénille de réfugiés, une clientèle potentiellement fidèle à sa cause politique. Prudent Hassan Gouled repoussa l’offre de son député. Mais déjà dans le sérail de l’équipe dirrigeante la bataille faisait rage pour capter cette ressource stratégique et dans jeu de duppes Idriss Omar n’était pas le mieux placé. En effet comme les Adhi Jabeen le gros du contingent de 1977 était constitué de Issa Dallol (Fourlaba et Wallaldoon), de Odaxgob (Reer Kuul et Reer Geedi) et de Saad Moussa.

Cette particlarité n’a pas échappé à Idriss Farax Habaneh animateur du Club Arrey apôtre de l’interprétation Issa de la doctrine Club Issa et Danakil et à Moumin Bahdon Farah qui comprit très tôt la chance qui s’offrait à lui. En effet Moumin Bahadon en fin politique tenta de saucissonner la clientèle: le gros des troupes des nomades Issas ne l’intérêsse pas par contre rien n’est trop beau pour capter l’allégeance des commerçants Issas de Diré Dawa. Et témoigne la redistribution des cartes du commerce du Khat et la fondation de cette société de monopôle qu’est la SOGIK.

A l’origine le commerce du Khat était tenu et défendu bec et ongle par des importateurs de Djibouti ville majoritairement Mamassan allié le plus souvent à exportateurs majoritairement Fourlabas de la région de Diré Dawa. Depuis la constution de leur guilde marchande en 1947 les Cagooleh avaient fonctionné de la sorte. Or en 1976 Mengistu nationalise l’exportation du Khat et crée une société d’Etat pour en assurer le négoce. Les Cagooleh de Diré Dawa et pami eux les Boureyeh et les Dawaaleh sont ruinés. Puis c’est autour de ceux de Djibouti de connaître le même sort car Hassan Gouled qui sait mieux que quiconque les ravages du Khat sur la société Djiboutienne interdit l’importation du Khat. Ca semble désormais fini de ce commerce de stupéfiant mais c’était sans compter avec le nationalisme ombrageux de Mengistu lequel décide de suspendre les exportations éthiopiennes de fruits et légumes vers Djibouti. Le bluf ne donne rien car Hassan Gouled sait que Djibouti absorde bon an mal an 30% des exportations éthiopiennes et qu’elle contribue à faire vivre au moins 15 % de la population éthiopienne. Gouled ne récule pas en dépit de la contrebande de khat qui se développe au Nord et au Sud et les mauvaises pistes dont la plus sinistre Bandara déciment les afars. Alors Mengistu décide d’intimider Hassan Gouled en annoçant la création d’un commandement militaire. Or à ce moment là l’homme de Guérissa qui s’efforce de faire partager sa vision d’une Nation Djiboutienne n’a nul envie de guérilla afare dans le Nord. Alors Hassan Gouled s’incline et autorise de nouveau l’importation du Khat quant à Mengistu il savoure sa victoire par une visite à Diré Dawa ville où il a été en garnison huit années durant.

Mais au lieu de laisser en bon libéral les commerçants s’organiser, cette fois Moumin Bahdon ( appliquant peut être une consigne de Hassan Gouled) décide de créer une société de monopôle la SOGIK dont les traits principaux sont le petit nombre d’actionnaire qui se partageront le pactole du traffic et l’éviction d’un grand nombre d’importateur des Cagooleh de Djibouti. Cette mesure à la fois une récation corporatiste mais aussi clanique puisque les Mamassans reprocheront à Hassan Gouled d’avoir évincé leur commerçants au profit  » des éthiopiens » et bouderont par la suite le régime goulédien jusqu’en 1986. Plutard bon nombre de ces Cagooleh se reconvertiront dans le commerce des articles textiles des Bas Côtés qui restent toujours florissant.

Laisser un commentaire

Allant-Vert |
rollendeau |
Atmane MAZOUZ |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | TEK YOL DEVRiM
| presidentomarelbechir
| En Parler-EN PARLER_DE VIVE...