L’intégration des militants du FLCS

Djibouti manquait de tout en 1977 et Hassan Goueld en dépit de son aversion pour les intellectuels de haut vol qui dirrigeaient ce parti n’a pas lésiné sur les moyens pour intégrer les militants venus de Somali dans le paysage de la société djiboutienne. Les cadres du parti dont beaucoup étaient fomés relativemlent mieux que les Galo kadheenka furent désigné à des fonctions de responsabilités quand ils avaient suivis leurs études en français. Les anglophones formés dans les universités des pays arabes, communistes et de la Somalie eurent quant à eux le choix entre une fonction dans l’administration et une carrière dans l’enseignement après un stage de langue en France. C’est ainsi que Djibouti a pu multiplier par 7 les nombres de ces enseignants dans le secondaire dans les années 80 …et de nombreux djiboutiens de ma génération se souviennet que des problèmes de prononciation des professeurs que nous avons eu au collège d’Ambouli: Sahal, Abdillahi Mahamoud.Hassan Gouled et le vérouillage de la scène politique.

Hassan Gouled étaient conscient en 1977 de la fragilité des finances de notre pays. Lui même y mit versa le trésor du LPAI 3 millions de dollars et une contribution
patriotique personnelle d’un peu moins de 2 millions de dollars. Il a vendu alors un bâtiment bourgeois qu’il possédait sur l’avenue De Gaulle pour renflouer un peu les caisses de l’Etat. Pour exister Hassan Gouled sait que Djibouti ne peut se passer de l’aide extérieure et pour cela la paix est une condition sinequanon car on voit mal qui investirait dans un pays déchiré par la guerre. Selon ces termes il eut donc une approche pragmatique et dans un entretien donné à un journal français en 1978 il déclara qu’il « ne considère pas comme un chef d’Etat mais comme un chef d’entreprise ».

Pour convaincre les donnateurs il a fallu stabiliser la scène politique en purgeant sur sa droite les pansomalistes radicaux qui voulaient un gouvernement d’alliance des forces progrésistes de Djibouti (LPAI, FLCS, MPL) mais qui excluerait les anciens collaborateurs de Ali Aref. En somme un gouvernement de rupture. Mais dans cette configuration Ahmed Dini craignait la marginalisation des afars qui serait écartés du pouvoir au nom d’une purété de type révolutionnaire. Hassan Gouled lui donna raison au prix de la rupture avec le courant pansomaliste dont le peuple et les militants réjoindront la base populaire (et donc « hier venu ») du LPAI. Autre difficulté rencontré par Hassan Gouled le MLD. A l’origine il s’agit d’une mouvance ultraminoritaire qui regroupe environ 60 membres et dont le but avoué est d’installer à Djibouti un gouvernement de type soviétique. Le MLD se tourne vers l’Ethiopie de Mengistu et dès lors devient le cheval de troie de l’influence de l’Ethiopie révolutionnaire à Djibouti. La base d’influence restera limité par l’hostilité des musulmans à l’égard du matérialisme historique accru chez les afars par le ressentiment des exactions des communistes éthiopiens.

Si le MLD en tant que force politique n’avait aucune chance d’émerger sur la scène politique vu la longue hostilité entre nomades musulmans et Amharas, il sera la cheville ouvrière de l’anti djibouti chez les éthiopiens qui auraient qu’après la Cité des Saints Harrar, que les français leur donne l’héritière de Awdal : Djibouti!

La mise hors jeu de Ahmed Dini

Dini et Gouled se connaissent en 1977 depuis plus de 30 ans. Ils ont commencé tous les deux carrières en manipulant les rivalités claniques et s’en sont répentit. Mais alors que Ahmed Dini avait démeuré tout au long des années 60 le chef d’un parti sans militant et associer pour le nom seulement à Hassan Gouled, il se fît le champion de la cause afare à la veille de l’indépendance. Selon Ahmed Dini les afars dont la proportion était démographique réelle était alors voisine de 23% si l’on prend pas en compte les contingents Erythréeens naturalisé qui n’ont émigrés à Djibouti demande le poste de premier ministre, 50 % des sièges de députés et la moitié des postes ministérielles. Selon la critique de Omar Osman Rabeh des accords de Paris, « d’après Ahmed Dini chaque afar vaut un peu plus que 2 somalis !  » et d’ajouter de manière « en voulant s’opposer obstinément aux somalis, les afars se retrouvèrent les fesses dans la poussière ». Le FLCS claque la porte et dénonce la libanisation de Djibouti tandis que Hassan Gouled par pur calcul politique accepte le diktat de Ahmed Dini au nom de la priorité à la libération de Djibouti.

L’indépendance obtenu l’homme de Guérissa se refuse à instititionaliser son régime ce qui lui donne des pouvoirs spéciaux. Mieux encore il nomme Ahmed Dini premier ministre avec aucun pouvoir à part celui d’éxécutant de la politique du président. Connaissant la nature de Ahmed Dini tiraillé entre des glorioles tribales et une piété islamique, Hassan Gouled rejette les prétentions de Ahmed au consultat politique. La rupture entre les deux hommes suite à l’attentat du palmier en zinc contre la présence des troupes françaises à Djibouti commis par le MLD mais dont l’énquête révêle la participation de certains membres du MLP dont Mohamed Adoyta Youssouf. Comme le MLP est considéré par beaucoup comme la mouvance centralm de la jeunesse afare Ahmed Dini s’oppose à la fouille de cette fourmillière d’Arhiba et donne sa démission pour prosterter contre le désavoeux de Hassan Gouled. En fait dans son calcul Ahmed Dini avait anticipé l’ouverture de Djibouti au pluralisme qui favorise les afars au dépend des somalis divisés et une prochaine crise du régime travaillé par des rivalités de personnes prolongées par des dissenssions claniques. Or Hassan Gouled fera exactement le pari inverse le parti unique et la naissance du RPP en 1979 à Dikhil. 

1977 – 1987 « La décennie Gulaystow, Guleed: Gouled le victorieux » suiteLa marche vers la liberté confortée au plan intérieure avec la levée barrage de refoulement de Balbala, la suspension du couvre feu et de l’Etat d’exception qui règnait à Djibouti, Hassan Gouled de faire valoir la légitimité populaire que un suffrage en faveur de l’indépendance à 95 % à cet allié aussi précieux qu’orageux qu’est Mohamed Syad Barre. A cet effet, il envoie une délégation conduite par une personnalité réprésentatives de la base populaire du LPA: Omar Alin.

Omar Alin est le chef traditionel Issa le plus respecté de Djibouti. Il est l’oeil et la voix de l’Ougas Hassan Hersi et ses propos réflètent l’intime conviction de la majorité des Issas à Djibouti, en Somalie ou en Ethiopie. Son engagement d’abord dans le Somali Youth League puis dans le LPA et son opposition à Ali Aref lui ont valu des peines de prison répétées et à sa famille de persécutions de la part des autorités coloniales.

En bon communiste, les Somaliens trainent notre réprésentant d’usine en usine, de barrage en barrage, de cités nouvelle en cités nouvelles, de lycée en universités, de dispensaire en hôpital. Mohamed Syad Barre tient à leur faire savoir l’ampleur de des réalisations de la Somalie depuis qu’il est au pouvoir et il le faut dire son palmarès est des plus impressionant.

Entre 1970 et 1976, la Somalie en dépit de la crise économique mondaile et du renchérissement du prix du pétrole et encore plus de la séchéresse de 1974 qui a détruit les moyens de subsistance d’un somali sur deux et qui a provoqué un exode de réfugiés supérieur à un million d’âmes, a enrégistré le plus fort taux de croissance de toute l’Afrique après le Gabon où l’on a découvert du pétrole.

La croissance économique n’est rien si elle ne s’accompagne pas de progrès sociaux et éduicatifs et sur ce terrain Mohamed Syad Barre bat des records. Depuis son arrivée au pouvoir le nombre d’élèves dans les écoles primaires a été multiplié par 12, le nombre de collégiens par 7 tandis que l’homme de Garbo harrey inaugurait coup sur coup deux universités à Mogadiscio ( UNM ) et à Lafooleh. De même il a arrêté l’avancée des dunes du désert qui ménaçait Mogadiscio en plantant sur 18 000 kilomètres carrés des buissons. Et ce ne sont là qu’un petit aperçu des réalisations de son régime qui a édifié un rafinerie, contruit en cinq ans 200 000 habitations dans des immeubles ( Casa populare), alphabétisé les 2/3 des somaliens, multiplié par 11 le nombre de kilomètres de routes bitumés, qui a édifié les barages de Djuma et mis en chantier le JSP…etc. Bref, la fierté nationale somalienne en 1977 était des plus justifiée…et Syad comptait là dessus pour capter l’attention des djiboutiens.

C’est à deux heures du matin que Mohamed Syad insomniaque qui travaille la nuit et inspecte le fonctionnement des administration le jour convoque son hôte…pour un entretien. L’accueil est courtois et Mohamed Syad semble être au sommet de ses moyens … alors qu’Omar Alin fatiguée à cette heure avancée et de surcroît ashmatique lui est sur le déclin. Mais conscient de son devoir l’homme de Q6 se fait servir du café à trois reprises du café pour tenir le choc, le reste c’est son courage de militant qui le féra. Et puis Syad s’adresse à lui.

 » Avez vous profité de séjour pour visiter le pays? »

La phrase semble procédée de la mise en scène car depuis bientôt deux semaines, on l’a balladé dans toute la Somalie méridionale. Solidement encadré par les sbires de ce régime répressif, on l’a observé de près, noté le changement de ton de sa voix et scruter son regard en permanence. Mais Omar Alin en fin négociateur répond à la question.

« Oui en effet, comme tout patriote se doit de la faire j’ai pris le temps de visiter ce très beau pays et je remercie encore une fois mes hôtes somaliens de ma’vaoir cette chance et j’exprime ma gratitude au peuple somali pour son accueil. »

Et Syad de poursuivre  » On m’a dit que vous êtes originaires de Zayla, d’ailleurs ça se voit à votre accent, c’est une ville que je connais très pour y avoir commandé la garnison pendant 4 ans. Il semble même que j’ai connu votre cousin Keelad Liqee qui y tenait une épicerie au fait comment va – t- il ? « .

Omar Alin pense que la remarque de Syad est trop précise pour sortir de sa mémoire 30 ans après il se dit que ses services de renseignements ont fait un beau boulot. Il refuse de rentrer dans ce jeu si familier des somaliens

 » Certes mon grand père résidait dans cette ville mais vous la connaissez sans doute beaucoup mieux que moi qui n’y a jamais séjourné. »

Alors Syad change de tactique, il essaye de lui vendre la crédibilité de ses réalisations.

« En fait Jalle Omar, que pensez vous des projets de développement que vous avez visité? » Et le notable de rétorquer:  » Considérable à vrai dire. Néanmoins je me demande pourquoi tous ce que vous avez construit l’a été au Sud, pourquoi le Nord reste t- il si démuni. Seriez en fin de compte le père du Sud et l’oncle du Nord? »

La remarque est saillante, les propos piquant et le bon sens évident et Syad qui a misé sur l’impression de grandeur que dégage son régime, son marketing politique est pris au dépourvu. Alors il lâche avec un brin de dépit:

« Jalle Omar, les hommes du Sud, travaillent pendant que ceux du Nord khattent voilà la raison du développement et de l’arriération du Nord. Mais comme vous l’avez senti nous ne faisons pas de différence entre les Somalis d’où qu’ils viennent. » La tentative de reprise de controlle du dialogue est audacieuse mais elle ne produit son
effet alors Syad passe à ces monogues mégalomanes dont il avait l’habitude.

« Vous savez Jalle Omar, nous avons avons construit en 7 ans plus qu’en 60 ans d’administration coloniale. Nous avons fait reculer l’analphabétisme, élevé le nievau d’éducation de notre population, vaincu le tribalisme assaini, assaini l’administration, reconstruit l’économie, modernisé les infracstructures du pays, nous sommes à 220 000 ha de terres irriguées maintenant là où il y avaient seulement seulement 7 000 sept ans plutôt, nous sommes en passe de réaliser l’autosuffisance alimentaire même si l’afflux de réfugie de l’Ogadeen a accrû notre population de près d’un quart. Vous avez visité les camps de sédentarisation dnas le Shabelle da hoose? Oui ça réprésente plus que les somalis de Djibouti! Oui, je sais il y a des afars aussi à Djibouti. En réalité ce sont des somalis afarisés, à l’origine nous avions les mêmes ancêtres…puis l’effondrement de notre Sultanat de Awdal mais àa tu dois le connaître? Tu es Zaylac après tout. En fait les afars ne sont pas un problème, le seul problème dans la Corne de l’Afrique c’est la colonisation qui a disséminé notre peuple. Nous avons tout fait pour faire entendre raison aux Ethiopiens mais peine perdu ils ont une attitude réactionnaires, on ne peut pas négocier avec eux! J’ai réarmé la Somalie aujourd’hui nous avons les moyens de libérer nos frères d’Ogadeen après l’indépendance de Djibouti ça sera la plus grande réalisation de la Révolution……etc »

Et Syad parle 4 heures durant.  » En fait Jaale Omar, il se fait tard. Il est temps pour vous de vous réposer. Malheureusement, je n’aurai ce plaisir là. Je suis le chef d’Etat d’un pays en guerre! Néanmoins avant de nous quitter j’ai une bonne à annoncer aux Djiboutiens. Je suis au courant vos difficultés économiques aggravées par la
suspension du traffic du chemin de fer. Je ne crois pas que les djiboutiens qui viennent de chasser les colons en veulent à leurs frères d’Ogadeen. Toutefois la Somalie est disposée à autoriser en compensation le ravitaillement des régions Nord depuis Djibouti après tout que les marchandises soient débarquées à Djibouti ou à Berbera c’est la même chose n’est ce pas du moment que ce sont tous des somalis! Cela devrait nous rapporter 12 millions dollars par an. Je sais c’est le minimum
que l’on peut attendre de la Somalie mais nous serons à vos côtés! »

Et Omar Alin de prommettre la mobilisation des Djiboutiens en faveur de l’Ogadeen qui se traduira par la partcipation volontaires de milliers de membres du FLCS et de militants nationalistes de Djibouti à la guerre de 1977.

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