L’irrestible ascension de IOG 1997/1999

Lorsque IOG fut coopté au bureau politique en 1986 personne ne le voyait comme un compétiteur sérieux dans la course à la succession de Hassan Gouled et probablement même pas ce dernier!En effet le choix de IOG ne faisait que témoigner d’un durcissement du régime lié à l’exacerbation des tensions au sein du parti unique et à la nouvelle ampleur de la contestation du régime nourris déjà par les difficultés écononomiques. Son choix était donc la sanction d’un bilan désastreux mais en aucun l’annonce d’une succession dynastique. IOG alors bien que membre important de l’establishment n’est que au plan politique un homme sans responsablité clairement défini. Certes, il dirrige depuis 9 ans le SDS mais ce service n’est au bout du compte que l’une trois centrales de renseignement du pays. De surcroît par la qualité de son personnel, il n’égale point le bureau central de recherche de la gendarmerie et par son effectif il est notoirement moins important que le renseignements militaires. En fait si IOG a émergé c’est qu’il s’a positionné son service comme la police politique du régime, rôle dont ni Yonis Hoche ni Bassoma qui possède en plus de la centrale de renseignement des forces d’interventions n’ont pas voulu s’octroyer. Quant à Yassin Yabeh qui préférait la parade à l’efficacité technocratique, il n’a pas jugé utile de dôter de la police d’un service d’intelligence laissant ainsi libre court à aux ambitions de IOG son associé.

IOG voit son rôle conforté par les prétentions de Aden Robleh à la lutte armée …mais la rebellion du FRUD le prend de court comme tous les autres responsables de services de renseignements. En effet, IOG ne percevait pas les Ourrous comme une ménace susceptible de résurgence ( d’ailleurs au niveau du chiffage l’armée et la gendarmerie avaient des bases de données autremenent plus étoffé que la SDS). Mais l’inéfficience de IOG et sans manque de résultat séra bientôt voilé par la découverte au grand jour de l’ampleur de la mal gestion par laquelle Ismaêl Guédi a asphysxier l’appareil administratif. Bref à défaut d’être bon, IOG s’en sort en laissant à d’autres pontes du régime et de surcroît prétendants à la présidence occupé le rôle de bouc émissaire. Et il en tire un bénéfice remarquable car Hassan Gouled lui confie des responsabilités digne de la NSA à savoir la coordination de l’ensemble des forces de sécurité et des moyens de défense du pays. C’est un paradoxe logique mais IOG est autant l’enfant de Gouled que le produit du FRUD et de Ismaêl Guédi.

Dans sa nouvelle mission IOG est consciencieux, il se méfie de Zakaraya qui n’en fait qu’à son mysticisme Zaylaci et se repose sur les épaules d’officiers de carrière plus compétent et moins orthodoxe de Outeh à Omar Bouh en passant par Mahdi cheikh, Doualeh et Haîssama. Si bien qu’au terme de la guerre civile, il passe pour un des principaux promoteur de la défaite du FRUD. Mais IOG n’est pas encore le seul maître à bord. Moumin Bahdon a lui aussi fait du bon boulot. Gagnons au régime le soutien populaire indispensable à une telle aventure mais aussi écumant les pétromonarchies à la recherche de crédits pour financer l’effort de guerre! Bref Moumin Bahdon est lui aussi dans la course.

IOG prend un aventage stratégique sur son concurrent lorsque les négociations avec le FRUD. Et les deux hommes s’affronte dans l’un des rares débats d’idée que le RPP ait connu. Pour Moumin Bahdon, le FRUD c’est les Ourrous du MLP une mouvance ultra minoritaire de la société afare qui a tenté de s’imposer au terme d’une guerre révolutionaire (et par conséquent qui porte la responsabilité de la guerre) et qui a échoué dans son coup de force. Moumin Bahdon ne craint les effets négatifs de la médiatisation de la guerre civile par des lobbies intéressés à Paris encore moins l’impact des ménaces de réduction du personnel militaire français dans notre pays. Moumin y a toujours crû si les français partent, les américains le remplaceront. Quant à la poursuite de la guerre civile Moumin Bahdon sait que la rebellion du FRUD a un seuil qui sera bientôt et qu’elle tombera très prochainement dans un stade de conflits de faibles intensités. Bien peu de gens mais Moumin Bahdon s’il ne comprend pas grand chose à l’économie est un homme passioné de stratégie militaire et dans cette persperpective, il est probablement le seul djiboutien à avoir lu les oeuvres intégrales de l’école américaine de strategie. Etant donné que la population afare de Djibouti compte environ 130 000 âmes et que la moitié de cette population a moins 15 ans, le potentiel de mobilisation maximum du FRUD ne dépasse pas 15 000 combattants c’est à dire un adulte âgé de moins de 50 ans sur deux. Etant donné que le FRUD avaient déjà subit des pertes de l’ordre de 2500 membres et par extrapolation 10 000 bléssés la limite de résistance du FRUD évait été atteinte de longue date….et le FRUD n’a dû sa survie qu’à l’aide inaugurale de la millice afare de Assab pour supporter le choc de la défaite.

IOG quant à lui évalue le FRUD à l’aune de ce qu’il et devenu c’ets à dire la seule force démocratique suceptible de féderer les afars. Certes le FRUD est vaincu au plan militaire mais cependant il peut compter sur une mobilisation constante de 1800 combattants par an …si les afars ont le sentiment d’être humiliés. Par vu le contexte régional et la convergence entre les intérêts Erythréens, Ethiopiens et de l’internationale sioniste, le FRUD bénéficiéra à la fois d’une plate forme de propagande médiatique mais également au plan international mais aussi soumettra à la portée des ambitions expansionistes des Etats voisins. Or Djibouti esseulée par l’effondrement de la Somalie ne peut se permettre de courir ce risque. Conclusion il faut réhabiliter les Ourrous, légaliser le FRUD et les associés au pouvoir comme les réprésentants de la communauté.

Comme vous le voyez le débat était de haute voltige et les arguments des deux partis étaient l’un et l’autre recevable. Mais bientôt la maladie prolongé de Hassan Gouled, laissera le pouvoir vaccant …et Moumin Bahdon tentera de mettre à profit cet intermède pour conforter sa légitimité auprès de la base populaire de son parti. IOG en adversaire politique repliquéra en jouant la carte de la fidélité à Hassan Gouled jusqu’au bout et tentera d’avancer ses pions en fustigeant « le complot de Moumin Bahdon et de son ami Gabayo ». Hassan Gouled affaibli par la maladie s’est il pour la première manoeuvré? Probablement. Mais IOG a su utiliser la capacité son pouvoir de police pour perpétuer le fonctionnement de l’appareil administratif ménacé d’effondrement à causes des difficliles économiques aggrévés par la réelle incurie du système Ismaêl Guédi. Bref si Moumin Bahdon pouvait compter sur sa légitimité historique de militant indépendantiste pour appuyer ses prétentions en dépit de leur carractère dépressié, IOG lui est désormais détenteur du pouvoir réelle c’est à dire la capacité à orienter l’histoire par la contrainte et la dissuasion. Bref en attendant la démocratie, il reste un proconsul romain…et c’est mieux que l’anarchie.

Mais la rupture entre les deux comptétiteurs n’est consommés que lorsque l’Erytrée s’empare de Badmé mettant fin à sa convergence d’intérêt avec l’Ethiopie. Désormais, les Ethiopiens assiégés trouvent en Djibouti une roue de sécours inespérés pour désenclaver leur pays ménacés d’asphyxie. Moumin Bahdon perçaoit dans l’occasion la fin de la crainte du régime d’un enlisement de la guerre civile et refuse de légitimer le retour en grâce du FRUD …et encore moins de comprommettre la mémoire des victimes de cette guerre au nom d’une prétendue « incompréhension » intercommunautaire. Bref Moumin Bahdon retrouve son passé de militant de l’aide gauche du LPA désigné comme adversaire mortel par le MPL.

La suite de cette confrontation vous la connaissez tous. Moumin Bahdon appuyer par la vielle garde du parti décide d’entraver l’ascension en utilisant des moyens politiques parfaitement légale. Et IOG lui répond par un coup d’Etat institutionnel en lui opposant la rigueur d’un appareil judiciaire réduit à la docilité. Mais la question que l’on peut se poser est de savoir dans quelle mesure le RPP d’lOG incarne la légimité populaire du parti dont la base est resté fidèle à Moumin Bahdon. Dans quelle mesure le RPP d’IOG est-il encore l’avatar du système goulédien, clientéliste et hégémonique. 

Le bilan en demi teinte de la présidence GouledHassan Gouled n’a été un bourreau sanguinaire tel un Mengistu ni un hédoniste avide de jouissance et de richesse tel un Mobutu. Il fût un homme d’une intégrité remarquable, l’un des rares chef d’Etat à s’être appauvri au cours de sa présidence. Musulman pieux, Hassan Gouled est resté insensibles aux illusions du matérialisme si bien que personne de sérieux ne l’accuser de détournement de fonds encore moins d’enrichissement personnel. L’homme de Guérissa qui tira sa révérence après avoir dominé la vie politique djiboutienne pendant un demi siècle était bien conscient de l’héritage qu’il laissait à la postérité.

Si les qualités humaines de l’homme pour son époque font à l’évidence l’unanimité, son bilan politique demeure quant à lui un sujet polémique.A l’actif on notera que Hassan Gouled réussit pleinement son pari audacieux de créer un Etat libre à Djibouti et de maintenir contre vents et marées son existence. Il fait le choix du clientélisme pour résoudre ses difficultés et la repression des mouvances politiques MPL/AROD/FRUD lui ont été imposé par le carractère révolutionaire et violent de ces organisations. Gouled réussit également à sortir dans une certaine mesure la société djiboutienne de l’archaisme coloniale. Il fit le champion de la démocratisation de l’accès des services de bases. Il fût l’homme grâce auquel les citadins djiboutiens eurent accès à l’eau courante et à l’électricité tandis que les ruraux voyaient leur peine allégée grâce aux forages de centaines de puits artésiens. Au niveau des services publics si Djibouti apparaît comme un pays bien dôté c’est grâce à sa politique sociale efficiente.

Il a aussi crée des infrastructures modernes comme la STID et dévéloppé celles qui existaient comme le port. Hassan Gouled contre l’avis de tous les économites de l’utilité d’accroître la capacitité de traitement de du PAID et l’histoire lui donna raison. En effet Djibouti peut se targuer aujourd’hui de posséder le plus grand et le modernes des ports de l’Afrique Orientale de Suez au Cap et ça s’est grâce aux investissements visonnaires de Hassan Gouled décriés à l’époque personne n’entrevoyait l’enclavement de l’Ethiopiel

Dans une moindre mesure Hassan Gouled fût le promoteur de la généralisation de l’enseignement. Lorqu’il quitta ses fonctions, 23.6% des 12-17 ans étaient effectivement scolarisés contre 5% en 1977. Contrairement à une légende colportée par des individus peut intentionner, Hassan Gouled accorda aussi une certaine attention à la santé publique. Durant les 22 ans de son mandat, l’espérance de vie des djiboutiens s’accrût de 10 ans atteignant 56 grâce une meilleur maîtrise des pandémies et de meilleur conditions d’hygiène.

POur ce qui est du passif, Hassan Gouled le libérateur se révéla incapable de défendre les libertés individuelles et politiques de ses compatriotes. A l’agitation incessante de la démocratie, il préféra la quiétude ruineuse du parti unique aggravé par son extrême mansuétude. En fait Hassan Gouled en mauvais politique a fait de l’impunité un thème de propagande, en dénonçant les insuffisances de ces collaborateurs au cours des grandes messes politiques du Stade sans les sanctioner Hassan Gouled entrenait une confusion permanente et une cacophonie dont Djibouti se serait bien passé!

Au plan économique l’administration Hassan Gouled, c’est 11 années de croissance satisfaisante (4% par an en moyenne entre 1978-1988) et 10 ans de récession
( -1.6% par an entre 1989-1999). Bref si le revenu de Djibouti ne s’est amélioré que 33% en 21 ans ce qui est notoirement insuffisants pour maintenir le niveau de vie des habitants et encore moins faire réculer la pauvrété. La cause de cet échec c’est Hassan Gouled car c’est et personne qui a arbitrer le débat entre un Moussa Tur Tur qui voulait rationalsier la gestion des ressources nationales et les défenseurs de la prodigalité régroupés dérrières Ismaêl Guédi et Moumin Bahdon. Conséquence l’administration s’attrophia au point d’absorber l’essentiel des ressources du pays empêchant de ce fait tout développement à Djibouti. Conséquence de la politique de Gouled l’investissement s’effondra, la consommation (notamment de khat de gadget hifi et de voiture de luxe) s’envola …..et l’investissement s’effondra. Bref la politique de Hassan Gouled enrichit les commercants de la place et les importateurs de khat et elle appauvrit le pays.

La récession économique et le chômage massif qui accable la jeunesse du pays sont la conséquence de l’avbsence d’investissement dans le système éducatif. Hassan Gouled l’autodidacte qui s’est forgé sa carrure tout seul n’a vue que son monde avait évolué. Au plan économique Hassan Gouled a été le contrairement d’un visionnaire un parfait myope! Le plus grand repproche que l’on peut faire à l’ex président c’est de n’avoir pas miser sur les ressources propres du pays (naturelles et humaines) et d’avoir privilégier un modèle de développement non intégré et par conséquent ……spéculatif

Bref chacun trouvera dans Hassan Gouled un modèle d’éthique personnelle. Son dévouement pour son pays fut réel mais l’homme politique fut entravé par le niveau de ses connaissances, l’incurie de son entourage, l’incompétence de ses collaborateurs ….et l’usure du pouvoir. 

Salut à tous,Je vois qu’en mon absence le débat s’est emballé autour de mos propos, ce que j’ai écrit (que j’assume) et ceux de mon ami Matan qu’on m’attribue à tort. En fait sur le fond, je ne tiens pas à polémiquer sur des sujets vides … et par conséquent je n’étalerai pas là dessus.

Trois remarques cependant à l’encontre de votre gouvernance. Elabeh ne peut pas être un héros de notre Histoire nationale car il n’a même pas crû en la possibilité de créer un Etat souverain à Djibouti. Il n’était pas le seul d’autre l’ont dans la voix de la collaboration ….mais il fût parmi les somalis et de loin le plus impliqué.

Elabeh ne peut pas non plus prétendre à un destin d’exception dans la construction de Djibouti car comme Matan c’est un homme sans bilan. Si vous vous pensez que j’ai omis ne serait ce qu’une partie de ces réalisations alors prenez la plume ert vous faites nous le savoir…je n’attends que ça.

Elabeh ne peut pas être un héros de la démocrati[FONT=Arial][SIZE=7][CODE]sation à Djibouti car il a mal apprécié la situation et en a tiré les mauvaises conclusions. A ce niveau arrêtez de nous rabachez les oreilles avec l’Histoire du FRUD rebaptisé « combattant de la liberté ». En commettant de tel contre sens non seulement vous salissez malgré vous la mémoire ceux qui sont morts pour votre liberté actuelle et d’autre part vous dénaturez l’Histoire.

Le mouvement « Ourrous » n’a eu au cours de son Histoire que deux objectifs politiques. Le premier à l’aube de l’indépendance renversé Gouled et crée à Djibouti une démocratie populaire ( le mouvement s’appelle alors MPL) en nationalisant les moyens de productions et en créant des Sovkhozes. Pour parvenir à son but le MPL choisit à tort la voie de la lutte armée et de la suberversion. Je considère que cette option comme une stratégie débile, hasardeuse et de surcroît dangereuse. Débile parce que les dirrigeants du MPL de Med Adoyta à Lakisso n’ont pas compris que la violence n’engendre que violence et misère. Hasardeuse car cette prétention donna à Gouled l’occassion pour poser les jalons d’un régime autoritaire et policier. Enfin elle est dangereuse car en militarisant la lutte dans le cadre de nos sociétés tribales on prend nécessaire le risque d’une guerre civile et d’abominables conflit inter-clanniques. Mais c’est le pire cette confrontation entre Afar et le reste de la société était recherché par une partie de l’Etat major du MPL ( la bande à Med Adoyta et de Kiffleh et une autre partie était contre le groupe de Tadjourah de Lakisso). De même pour des raisons le MLD de Moussa Chehem rejoignit la ligne dure du MPL jusqu’au sabordage du mouvement.

Le second objectifs de la mouvance « Ourrous » dans les années 1990 est encore plus critiquable. Il vise à restaurer l’hégémonie politique de la minorité afare par des moyens militaires: c’est pour ça que le mouvement s’appelle Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie. Dans la poursuite de second objectif, le FRUD réalisa autour de lui une large unité parmi les afars d’où ses premiers succès …le temps la population somalie et arabe se mobilise à son tour. Les conditions du retour à la démocratie selon le FRUD ( pour Mendès des combattans de la liberté) étaient de refouler tous les djiboutiens naturaliser depuis 1977 c’est à dire les réfugiés de la guerre de l’Ogaden(50 000 personnes), les déplacés de la guerre civile somalienne (80 000 âmes) et les déplacés des deux guerres civiles du Yémen ( 15 000 personnes). A mon avis rien ne peux justifier une telle regression c’est l’amputation de la population djiboutienne d’un tiers de ses habitants et de leur enfants.

Ma vision de notre pays qui réjoint celle de Hassan Gouled est de faire de notre pays un refuge prospère pour les accidentés de la vie que la Corne de l’Afrique produit si souvent ….dans la limite de la limite de la préservation de notre identité islamique et le respect de toutes les autres confessions. Afar, Arabe, Oromos, Somalis, nous sommes des frères et l’aventure Ourrous ne nous a apportés que la misère et des morts unitiles. Faut il remercier ces bandits de nous avoir entrainer dans un tel désastre….moi je ne le férais pas.

Par contre il faut apprendre les léçons de notre Histore. Le plus important pour notre pays, ce n’est pas le nombre de ministre-voleur et de députés corrompus et de directeurs crapules qu’un clan a ou n’a pas. Le plus important c’est combien de Djiboutien passe le bac cette année, combien ils seront demain, le nombre de médécins d’aujpourd’hui et celui de démain, le nombre d’emploi crée aujourd’hui et ceux toujours plus nombreux que l’ont peut créer démain.

Pour terminer, je m’incline devant la mémoire de personnalités d’exception que je n’ai cité dans mon récit: Aicha Bogoreh et Mako Robleh que Matan n’a pas omis de mentioner. Merci Bro.

Une Réponse à “L’irrestible ascension de IOG 1997/1999”

  1. recherche innovation dit :

    Bravo pour votre article qui est est impressionnant de précision !

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